Vous avez entendu parler des quatre règles du livre Deep Work, peut-être par un collègue. Maintenant, vous voulez les règles du deep work en mots simples.

Vous trouverez ici les quatre règles dans l’ordre du livre, ce que chacune vous demande et où mes journées diffèrent. Vous verrez aussi comment les quatre se rejoignent dans un bloc et une vraie fin de journée. Un bloc est une période chronométrée de travail concentré.

La méthode pas à pas pour un bloc de travail concentré :

Que sont les règles du deep work de Cal Newport ?

Les quatre règles sont la partie pratique d’un livre de Cal Newport. Son titre complet est Deep Work: Rules for Focused Success in a Distracted World (Grand Central Publishing, 2016).

Trois chapitres montrent que le deep work est précieux, rare et porteur de sens. Ensuite viennent les quatre règles du livre pour le pratiquer.

Dans le livre de Newport, le deep work est un travail fait dans une concentration sans distraction. Il pousse votre réflexion jusqu’à sa limite.

RègleCe qu’elle vous demande
Règle n° 1 : Work DeeplyIntégrer le deep work à vos journées, de façon délibérée
Règle n° 2 : Embrace BoredomNe plus remplir chaque moment creux avec votre téléphone
Règle n° 3 : Quit Social MediaGarder un outil seulement si ses avantages dépassent nettement ses coûts
Règle n° 4 : Drain the ShallowsLimiter le shallow work : le planifier, le plafonner, dire non

Selon ma lecture, les règles 1 et 4 portent sur votre temps de travail. Les règles 2 et 3 portent sur votre attention, aussi en dehors du travail.

Le sous-titre du livre dit à quoi servent les règles : réussir avec concentration dans un monde distrait. Les sections suivantes suivent l’ordre du livre.

Règle 1 : Work Deeply

La règle 1 vient en premier dans l’ordre du livre. Elle vous demande de ne plus attendre le deep work, mais de l’intégrer délibérément à vos journées. Cela passe par des routines, des rituels et une place fixe pour le deep work dans votre emploi du temps.

Une partie de la règle consiste à choisir l’un des quatre types de deep work : monastique, bimodal, rythmique ou journalistique. Voici à quoi cela ressemble dans mes journées.

Règle 2 : Embrace Boredom

Après vos journées, la règle 2 se tourne vers votre attention. Elle voit la concentration comme une compétence qui s’entraîne. Ne remplissez pas les moments creux avec votre téléphone.

Cela vaut pour chaque moment creux : la file d’attente, le trajet à pied ou le temps entre deux tâches. Pour les pratiques de la règle et son entraînement, lisez ce que signifie embrace boredom dans le deep work.

Dans mon livre, la pause a sa propre règle : ni smartphone, ni réseaux sociaux, ni séries, ni vidéos. Tout cela remplit votre esprit de nouveaux stimuli qui résonnent encore au bloc suivant. Un coup d’œil rapide sur votre téléphone se transforme en 15 minutes de scrolling.

Selon ma lecture, les raisons diffèrent. La règle 2 vise l’entraînement, la pause de mon livre vise la récupération. Mais dans les deux cas, le téléphone reste à l’écart.

Règle 3 : Quit Social Media

Votre téléphone porte aussi les outils dont parle la règle 3. Le titre sonne comme une interdiction, mais la règle 3 est un test.

Elle vous demande de peser chaque réseau et outil en ligne face à son coût en temps et en attention. Gardez-le seulement si ses avantages dépassent nettement ses coûts. Le test en détail se trouve dans ce que signifie quit social media dans le deep work.

Mon livre ne vous demande de quitter aucun réseau. Pour le prochain bloc, il demande : téléphone éteint, dans un tiroir d’une autre pièce, hors de vue. La volonté n’y suffit pas : votre téléphone est conçu pour capturer votre attention, et l’ignorer ne marche pas.

Sur l’ordinateur, fermez d’abord l’e-mail, Slack et les réseaux sociaux, puis activez le mode Ne pas déranger. En dehors du bloc, vous décidez consciemment quand utiliser votre téléphone : uniquement pendant les longues pauses ou après le travail. Selon ma lecture, c’est plus étroit que la règle 3 : il s’agit des 45 prochaines minutes, pas de vos comptes.

Règle 4 : Drain the Shallows

La règle 4 revient à votre temps de travail. Réduisez le shallow work pour que le deep work ait de la place. Newport définit le shallow work ainsi : « des tâches logistiques, peu exigeantes intellectuellement, souvent faites dans la distraction » (traduit).

La règle vous demande de le planifier, de le plafonner et de dire non. Voyez ce que signifie drain the shallows dans le deep work.

Selon ma lecture, trois points de mon livre et de mon travail vont avec cette règle :

  • Deux blocs : 170 e-mails dans ma boîte de réception, ce sont deux blocs.
  • La tâche selon l’énergie : les tâches exigeantes quand vous avez de l’énergie, les tâches plus faciles quand l’énergie baisse.
  • Une vraie fin de journée : pas de consultation « rapide » des e-mails après le dernier bloc.

La règle 4 vous fait peut-être penser à planifier chaque minute de votre journée. Je planifie peu, en général je sais ce qui vient ensuite. C’est ma façon de faire, pas un jugement sur la règle 4.

Mon livre laisse la question ouverte. Certaines personnes aiment un horaire fixe, d’autres se sentent sous pression. Trouvez ce qui fonctionne pour vous.

Comment mettre en pratique les 4 règles du deep work ?

Quel que soit l’horaire qui vous convient, commencez par un bloc, pas par toute votre semaine. Mon livre commence par la plus petite unité, un seul bloc. Le maîtriser, puis répéter.

Selon ma lecture, pas celle de Newport, un bloc et une vraie fin de journée touchent les quatre règles. Voyez aussi comment faire une session de deep work.

  1. Éteignez votre téléphone, mettez-le dans une autre pièce, et fermez l’e-mail, Slack et les réseaux sociaux. (Règle 3)
  2. Réglez un minuteur et notez l’objectif du bloc sur votre feuille de protocole. C’est une feuille pour votre objectif et vos étapes. (Règle 1)
  3. Passez la pause loin de votre téléphone : bougez, ouvrez une fenêtre, regardez dehors. (Règle 2)
  4. Terminez la journée après votre dernier bloc : pas de consultation « rapide » des e-mails. (Règle 4)

Voilà un bloc et la fin de votre journée. Un deuxième bloc va plus vite, car votre espace est déjà prêt : bureau rangé, téléphone caché.

Essayez ce bloc demain matin. Faites bien ses étapes une fois, du téléphone rangé jusqu’à la pause. Ensuite, chaque bloc suivant démarrera plus vite.

FAQ

Peut-on suivre les 4 règles du deep work sans maîtriser son emploi du temps ?

Vous n’avez pas besoin d’une matinée libre pour les 4 règles du deep work. Dans mon livre, les blocs durent 15, 25, 35, 45 ou 90 minutes, selon votre forme. Ils n’ont pas besoin de commencer à l’heure pile.

Voyez aussi les limites de l’idée du deep work.

Y a-t-il une limite au deep work possible en une journée ?

Dans mon livre, la limite réaliste du travail hautement concentré est de quatre à six heures par jour.

Ericsson, Krampe et Tesch-Römer (1993) citent des études d’entraînement. Selon elles, pratiquer plus de quatre heures par jour n’apporte presque rien. Leur sujet est la pratique d’une compétence, pas le deep work.

Que coûte une interruption ?

Selon Gloria Mark (Gallup, 2006), les personnes reprenaient un travail interrompu après 23 minutes et 15 secondes en moyenne. Ce chiffre compte les 81,9 % de tâches reprises le jour même.

Mark, Gudith et Klocke (2008) ont observé des personnes plus rapides après des interruptions, mais plus stressées et frustrées.